Catégorie : Oldies but Goldies

Les petites phrases des présidentielles précédentes

Je vous demande de vous arrêter

Je vous demande de vous arrêter ! Je vous d’mande de vous arrêter !

Edouard Balladur, 23/4/1995, soir de la proclamation des résultats du premier tour de l’élection présidentielle où il vient d’être éliminé

Edouard Balladur est alors le premier ministre de cohabitation de François Mitterrand. Il avait auparavant laissé entendre qu’il ne serait pas candidat à la prochaine élection présidentielle, laissant la place, à droite, à Jacques Chirac.

Mais, gonflé par les sondages qui lui semblaient favorables, Édouard Balladur s’était mis à y croire. Et avait finalement décidé de se présenter contre son ami de 30 ans.

En plus de son image de « traitre », sa petite phrase à l’adresse de ses partisans au soir de sa défaite renforçait son image d’homme méprisant et hautain.

Suite à cette petite phrase, Balladur ne jouera plus qu’un rôle de second plan dans la politique française.

(suite…)

Vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre

Mais vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre.

François Mitterrand, débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 1988, 28/4/1988, face à Jacques Chirac.

François Mitterrand, alors Président de la République, et Jacques Chirac, son Premier ministre de cohabitation, s’affrontent en direct à la télévision. Juste avant le 2ème tour de l’élection présidentielle de 1988 qui les oppose.

Le débat est très tendu, à l’instar des relations entre les deux hommes qui cohabitent au sommet de l’état depuis 2 ans.

Cette petite phrase de François Mitterrand est sa réponse à Jacques Chirac qui vient de lui dire:

Permettez-moi de vous dire que ce soir, je ne suis pas le Premier ministre, et vous n’êtes pas le Président de la République, nous sommes deux candidats à égalité […] Vous me permettrez donc de vous appeler Monsieur Mitterrand.

Jacques Chirac, débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 1988, 28/4/1988, face à François Mitterrand.

Mitterrand vient de s’offrir la balle de match. Chirac, déstabilisé, finira par l’appeler « Monsieur le Président » plus tard dans le débat. Jeu, set et match.

Mitterrand l’emportera dans les urnes quelques jours plus tard, pour un second mandat présidentiel.

(suite…)

Le poisson qui étouffe sur la berge remue plus que celui qui est dans l’eau

Le poisson qui étouffe sur la berge remue plus que celui qui est dans l’eau. C’est bien la preuve de ce que je dis : si on se débat, c’est qu’on est en train de crever.

Caius (Bruno Salomone), Kaamelott, Livre III, Le Déserteur – écrit par Alexandre Astier.

Un indicateur intéressant dans la campagne pour la présidentielle 2022. Un candidat qui s’énerve pourrait être:

  • Un candidat sincèrement révolté par le sujet qu’il commente,
  • Mais aussi, pourquoi pas, un candidat en difficulté.
(suite…)

La politique de l’autruche

On dit la politique de l’autruche! Avant j’comprenais pas! Mais maintenant qu’j’en ai vu une d’autruche, c’est bon! Une politique qui court vite! Une politique qui fait des gros œufs, c’est tout!

Karadoc (Jean-Christophe Hembert) – Kaamelott Livre II, La Cassette – écrit par Alexandre Astier.

C’est simple la politique 🙂

The Yes needs the No

Win the “yes” needs the “no” to win against the “no”

Jean-Pierre Raffarin, en campagne pour le référendum sur le traité de constitution Européenne de 2005.

Ca ne veut strictement rien dire. Sauf dans sa tête.

Mais il faut rendre hommage à Jean-Pierre, le Lao Tseu de la petite phrase. Il a inventé un style oratoire qui porte son nom : la « raffarinade ». C’est dire si c’est un bo(lo)ss !