Ceux qui veulent partir partent, mais ils partent maintenant

César avait son Brutus.

Quelques siècles plus tard, en Gaule, au RN de Marine Le Pen, quelques seconds couteaux avaient déjà quitté le navire pour rejoindre Eric Zemmour : Gilbert Collard, Christophe Lefèvre, Jérôme Rivière, ou Damien Rieu. Mais ce n’étaient que des grouillots, rien de très grave. Et même si les deux camps se vouaient une haine farouche, Marine faisait bonne figure, affichant désinvolture et moquerie face à cet épiphénomène.

Jusqu’à ce que son Brutus à elle se dévoile et lui plante un poignard dans le dos, en déclarant, en ce funeste mois de janvier de l’année 2022, sa flamme à Zemmour. Marion Maréchal Le Pen, sa nièce adorée, celle qu’elle avait élevée, était, à n’en pas douter, la réincarnation de Brutus.

Du coup, Tata s’énerva. Finie la rigolade.

Ceux qui veulent partir partent, mais ils partent maintenant.

Marine Le Pen – Face à la presse – 29/1/2022

Petit rattrapage pour ceux qui auraient raté un épisode :

  1. Marion Maréchal Le Pen plante le poignard
  2. Marine Le Pen joue sur les émotions pour tenter de retourner la situation
  3. Papy gâteux glisse sa peau de banane
  4. Face à l’adversité, Marine le Pen se fâche (la vidéo ci-dessus)

« Dallas » vous manquait ? Heureusement il y a les Le Pen et leurs histoires de famille. Avec un Zemmour encore plus infâme que l’infâme JR.

Et derrière la saga comique ?

Comme souvent avec « la petite histoire », on peut chercher « la plus grande histoire » qu’elle révèle.

L’enjeu serait-il la recomposition de la droite après les élections présidentielles et législatives de 2022 ? L’émergence d’un pôle Conservateur et Nationaliste dans le vie politique française ? Qui siphonnerait, au passage, les militants et sympathisants du RN, et la moitié de LR…

Avec une telle perspective, on comprend mieux ce qui motive tout ce petit monde à se positionner. Qui veut sa part du gâteau ?

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