Étiqueté : François Mitterrand

Les petites phrases de François Mitterrand – Présidentielle.

Vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre

Mais vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre.

François Mitterrand, débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 1988, 28/4/1988, face à Jacques Chirac.

François Mitterrand, alors Président de la République, et Jacques Chirac, son Premier ministre de cohabitation, s’affrontent en direct à la télévision. Juste avant le 2ème tour de l’élection présidentielle de 1988 qui les oppose.

Le débat est très tendu, à l’instar des relations entre les deux hommes qui cohabitent au sommet de l’état depuis 2 ans.

Cette petite phrase de François Mitterrand est sa réponse à Jacques Chirac qui vient de lui dire:

Permettez-moi de vous dire que ce soir, je ne suis pas le Premier ministre, et vous n’êtes pas le Président de la République, nous sommes deux candidats à égalité […] Vous me permettrez donc de vous appeler Monsieur Mitterrand.

Jacques Chirac, débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 1988, 28/4/1988, face à François Mitterrand.

Mitterrand vient de s’offrir la balle de match. Chirac, déstabilisé, finira par l’appeler « Monsieur le Président » plus tard dans le débat. Jeu, set et match.

Mitterrand l’emportera dans les urnes quelques jours plus tard, pour un second mandat présidentiel.

(suite…)

L’homme du passif

Vous avez tendance à reprendre le refrain d’il y a sept ans : l’homme du passé. C’est quand même ennuyeux que, dans l’intervalle, vous soyez devenu, vous, l’homme du passif.

François Mitterrand, débat de l’entre deux-tours de l’élection présidentielle de 1981, face à Valéry Giscard d’Estaing.

7 ans après, le berger venait de répondre à la bergère.

Le monopole du cœur

Tout d’abord je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du cœur. Vous n’avez pas Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur ! Vous ne l’avez pas… J’ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien. Vous n’avez pas le monopole du cœur.

Valéry Giscard d’Estaing, débat de l’entre deux-tours de l’élection présidentielle de 1974

François Mitterrand se prend ce « retour gagnant » alors qu’il défend une juste répartition des richesses, en affirmant que si « c’est presque une question d’intelligence, c’est aussi une affaire de cœur ».

7 ans plus tard, le berger répondra à la bergère.